Le navire a accosté dimanche à Tenerife, en Espagne, où les autorités ont entamé l’évacuation de près de 150 passagers et membres d’équipage dans le cadre d’une opération internationale strictement encadrée, coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités espagnoles.
Selon l’OMS, au moins huit personnes à bord sont tombées malades au cours du voyage, dont six cas confirmés d’infection au hantavirus Andes. Trois passagers - un couple néerlandais et un ressortissant allemand - sont décédés des suites de la maladie.
Cette épidémie suscite une attention mondiale car le virus Andes est la seule souche connue de hantavirus capable de provoquer une transmission limitée entre humains. Les experts précisent toutefois que cette propagation reste rare et nécessite généralement un contact étroit et prolongé.
Dans un communiqué publié dimanche, le Centre biomédical du Rwanda (RBC) a indiqué que les autorités sanitaires rwandaises surveillent attentivement la situation tout en poursuivant les campagnes de sensibilisation sur la prévention et la détection précoce.
Le RBC, qui est l’agence nationale chargée de la mise en œuvre des politiques de santé au Rwanda, a rappelé qu’il assure notamment la prévention des maladies, la surveillance sanitaire, les diagnostics ainsi que la coordination des programmes de santé publique.
« Les autorités sanitaires rwandaises suivent de près la situation concernant la maladie à hantavirus récemment signalée dans certains pays », a déclaré l’organisme.
L’institution a expliqué que les hantavirus se transmettent principalement des animaux aux humains, les rongeurs sauvages étant les principaux porteurs du virus. L’infection survient généralement lorsqu’une personne inhale des particules en suspension provenant d’urine, d’excréments ou de salive de rongeurs contaminés.
Le RBC a également souligné que le virus Andes associé à l’épidémie du MV Hondius peut, dans de rares cas, se transmettre entre humains lors de contacts étroits et prolongés, notamment au sein des familles ou parmi les personnels de santé.
De leur côté, les responsables de l’OMS ont classé l’ensemble des passagers et membres d’équipage du MV Hondius comme des « contacts à haut risque » et recommandé une surveillance sanitaire active pendant 42 jours après le débarquement, bien qu’aucun nouveau cas symptomatique n’ait été signalé durant la phase d’évacuation.
Avant d’embarquer sur des vols de rapatriement vers leurs pays d’origine, les passagers ont été soumis à un dépistage des symptômes, certains ayant été transportés avec des masques et des équipements de protection à titre préventif.
Les autorités espagnoles ont insisté sur le fait que l’opération d’évacuation présentait un risque « très faible » pour la population générale. Une position partagée par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a rassuré les habitants de Tenerife en affirmant que « ce n’est pas un nouveau Covid ».
Les experts de la santé rappellent que les premiers symptômes d’une infection au hantavirus peuvent inclure de la fièvre, des maux de tête, des frissons, des douleurs musculaires, des nausées, des vomissements, de la diarrhée ainsi que des douleurs abdominales. Dans les cas graves, la maladie peut évoluer vers des complications respiratoires.
Le MV Hondius devrait poursuivre sa route vers les Pays-Bas une fois l’évacuation de tous les passagers achevée et les protocoles sanitaires finalisés.














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