Lors d’une présentation devant le Parlement, le 12 février 2026, le ministre des Finances et de la Planification, Murangwa Yusuf, avait alors précisé que le budget national passerait de 7 032,5 milliards à 6 952,1 milliards de francs rwandais.
Cette révision est principalement due aux ajustements apportés au financement de la construction du nouvel aéroport international de Kigali, dont la deuxième phase a entraîné une réduction de 168,2 milliards. Le calendrier de remboursement des prêts de RwandAir a également été révisé, étalant les remboursements à partir de l’exercice 2026/2027.
Par ailleurs, le Sénat a validé, le 18 février, le projet de budget, soulignant son alignement avec les priorités du NST2 (2024‑2029).
Les ressources destinées au pilier du bien-être des citoyens passent de 1 526,9 milliards à 1 641,8 milliards, soit 23,6 % du budget, tandis que le financement de la bonne gouvernance augmente, quant à lui, de 1 088,3 milliards à 1 105,1 milliards, représentant 15,9 % du budget total.
Si le budget consacré aux activités de stimulation du développement économique a connu une réduction, passant de 4 417,2 milliards à 4 205,1 milliards (60,5 %), le budget global de développement a connu une hausse, atteignant 2 837,2 milliards contre 2 719,7 milliards initialement prévus.
Les fonds alloués aux projets spécifiques s’élèvent à 2 115,8 milliards contre 1 862,5 milliards initialement prévus, soit une augmentation de 253,3 milliards répartie sur divers programmes.
Le Rwanda anticipe également une augmentation des recettes par rapport aux prévisions initiales. Les recettes fiscales et les taxes devraient passer de 4 105,2 à 4 146,2 milliards de francs rwandais, soit une hausse d’au moins 41 milliards.
Selon le sénateur Nsengiyumva Fulgence, président de la Commission du Développement économique, cette progression illustre l’engagement des contribuables envers le financement du pays.
Entre juillet et novembre 2025, les recettes fiscales ont atteint 1 456,3 milliards de francs rwandais, dépassant l’objectif de 1 449,5 milliards. Les districts ont eux aussi dépassé leurs cibles, collectant 39,4 milliards contre 37,7 milliards attendus.
Concernant les emprunts internes, les prêts vont presque tripler, passant de 136,6 milliards à 468,4 milliards, tandis que les emprunts étrangers seront, eux, réduits de 2 151,9 milliards à 1 639,8 milliards. Il est aussi prévu une augmentation des dons, passant de 585,2 milliards à 649,6 milliards, soit une hausse de 64,4 milliards.
Le ministre Murangwa avait précisé que les emprunts internes permettent de mobiliser des fonds à moindre coût tout en soutenant les banques locales, tout en évitant les risques liés aux fluctuations des devises étrangères.
Au total, les recettes fiscales, non fiscales et les emprunts couvrent 90 % du budget, contre 91 % initialement prévus, soulignant l’ambition du Rwanda de renforcer son autonomie financière.
Les observations du Sénat seront transmises à la Chambre des députés pour examen, la Commission chargée du budget et du patrimoine de l’État étant responsable de l’analyse détaillée article par article avant l’adoption définitive du budget.
Le gouvernement a également précisé que, malgré les ajustements, le budget voté par le Parlement en juin 2025 avait déjà été exécuté à hauteur de 65 % en décembre 2025.














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