Dans un entretien exclusif avec Jeune Afrique, Louise Mushikiwabo, candidate présentée par le Rwanda, affirme qu’elle a encore beaucoup à apporter pour le développement et le rayonnement de l’OIF. Depuis janvier 2019, Mushikiwabo occupe le poste de Secrétaire générale, après avoir été élue pour la première fois en 2018, puis réélue à l’unanimité pour un second mandat en novembre 2022.
En janvier 2026, le gouvernement rwandais a officiellement annoncé qu’il présenterait la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat. Si reconduite, elle deviendrait la seconde Secrétaire générale de l’histoire de l’OIF, aux côtés de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, à cumuler trois mandats.
Une candidature fondée sur l’expérience et la continuité
Louise Mushikiwabo a expliqué souhaiter briguer un troisième mandat afin de poursuivre les réformes déjà engagées et renforcer davantage le rôle de l’organisation, malgré les défis rencontrés, notamment la pandémie de Covid‑19 survenue durant son premier mandat.
Si elle bénéficie du soutien de nombreux États membres, elle reconnaît que certains pays, comme la RDC ou le Burundi, pourraient s’opposer à sa candidature. « Chaque élection vient avec ses oppositions et ceux qui en profitent pour solder leur compte politique. J’anticipais cette opposition et c’est de bonne guerre », précise-t-elle.
Concernant la possible candidature de la RDC, Mushikiwabo a estimé qu’une compétition ouverte serait bénéfique pour l’OIF. « Les États pourront alors choisir. Laissons-les voter ! Cette compétition démontre le dynamisme de l’organisation et son attractivité », affirme-t-elle.
Un renforcement de la diplomatie et un soutien des pays en crise
Depuis son arrivée à la tête de l’OIF, la Secrétaire générale a cherché à renforcer le rôle de l’organisation dans la diplomatie internationale, en misant sur une « diplomatie de confiance ». Elle insiste par ailleurs sur l’importance d’accompagner les élections sans ingérence, citant le Cameroun et d’autres pays comme exemples.
Elle souligne également le rôle de l’OIF dans le soutien aux pays confrontés à des crises, comme le Gabon et la Guinée, où l’organisation est intervenue pour favoriser le retour au respect des normes démocratiques et institutionnelles.
Renforcement économique et partenariats avec le privé
Sur le plan économique, Mushikiwabo a mis en avant l’augmentation des contributions des États membres et le renforcement de l’autonomie financière de l’OIF. « Certains pays, comme le Vietnam, l’Égypte, le Rwanda ou Djibouti, ont plus que doublé leurs contributions… et de bonne volonté. C’est un signe de reconnaissance envers l’OIF et sa pertinence », souligne-t-elle.
Mushikiwabo a aussi souligné le développement des partenariats avec le secteur privé, notamment avec TotalEnergies, tout en veillant à éviter tout conflit d’intérêts, mentionnant également des programmes comme D‑Clic, destinés à la formation des jeunes, qui devraient bénéficier à 100 000 participants, contre 20 000 actuellement.
Louise Mushikiwabo a en outre insisté sur le fait de rester attentive à l’élargissement de l’OIF et à la participation des pays du Sahel. Elle insiste sur le rayonnement international de la Francophonie à travers des programmes culturels, éducatifs et de soutien aux jeunes entrepreneurs.
En revanche, elle a souligné l’importance d’une Francophonie inclusive et dynamique, capable de s’adapter aux défis du XXIᵉ siècle tout en restant fidèle à ses principes fondateurs.














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