La propagande et la falsification des faits, loin de consolider un pouvoir, l’affaiblissent irréversiblement : elle fragilise la légitimité de l’État et réduit à néant toute autorité morale.
Dans une nation où des millions de citoyens vivent sous le joug de l’insécurité, privés de services publics et d’une représentation authentique, l’instrumentalisation de la communication officielle devient un affront direct à la réalité vécue. Tenter de masquer les échecs politiques derrière des slogans creux ou des récits enjolivés n’est pas seulement inefficace, c’est suicidaire sur le plan stratégique.
La vérité, fût-elle dérangeante, reste l’unique arme pour établir la confiance ; le mensonge, même répété à l’infini, ne produit que scepticisme, colère et désaffection.
La leçon est limpide : on ne peut gagner la bataille de l’information en mentant, mais on peut tout perdre, légitimité, autorité et espoir citoyen. Le déni, la distorsion des faits et la mise en scène d’une communication artificielle ne font que révéler l’ampleur de la faillite morale et politique.
Vérité et responsabilité : les seuls fondements d’un dialogue crédible
La crise congolaise n’est pas un simple désaccord institutionnel ou une querelle de bureaux gouvernementaux : elle est structurellement sécuritaire, profondément enracinée dans une gouvernance défaillante et marquée par l’exclusion politique. Parler de dialogue sans reconnaître cette réalité, c’est construire sur le sable mouvant de l’illusion. Tout exercice de communication politique ne saurait remplacer la vérité ni produire la paix.
Un dialogue véritable exige la reconnaissance de toutes les parties prenantes au conflit, l’acceptation des causes profondes de la guerre et la mise en place d’un cadre neutre, garantissant sécurité, transparence et résultats tangibles.
Hiérarchiser artificiellement les acteurs, infantiliser certaines parties ou réduire le débat à un exercice de propagande ne produit ni justice, ni stabilité, ni réconciliation. La paix se construit sur la responsabilité et l’action, non sur les artifices de la communication.
Ainsi, la bataille de l’information ne peut être gagnée que par l’honnêteté et le courage politique. Le temps du déni est terminé. Le peuple congolais exige sécurité, justice, dignité et un État fonctionnel. Il réclame des réformes concrètes et une vérité assumée, et non des simulacres de dialogue ou des slogans creux. La responsabilité historique est désormais entre les mains de ceux qui gouvernent : il leur appartient de transformer le mensonge en vérité et l’illusion en réforme tangible.














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