Cette infrastructure, présentée comme la première du genre dans la région, permettra notamment de développer trois variétés de semences qui étaient jusqu’à présent produites à l’étranger.
L’annonce a été faite ce 6 mai 2026 à l’Université du Rwanda (UR), au sein du Collège des Sciences et Technologies (CST), lors du lancement d’une semaine consacrée à l’ADN.
Cette initiative vise à renforcer la sensibilisation du public autour de l’ADN, considéré comme la base fondamentale de tout organisme vivant, qu’il s’agisse des plantes, des humains ou des animaux.
Selon le RAB, un projet lancé depuis 2025 en collaboration avec plusieurs partenaires prévoit la mise en place d’un centre spécialisé dans le développement de semences améliorées. Le futur centre sera installé à Rubona, dans le district de Huye, au sein d’une branche du RAB.
La coordinatrice du programme de biotechnologie végétale au RAB, le Dr Bellancile Uzayisenga, a indiqué que les laboratoires de Rubona disposent déjà des capacités nécessaires pour détecter les maladies affectant les cultures agricoles.
Toutefois, il estime que ces capacités restent insuffisantes tant que les semences améliorées continueront d’être produites à l’étranger.
« Aujourd’hui, au Rwanda comme ailleurs, de nombreuses maladies touchent les cultures. Les bananiers, par exemple, sont affectés par le flétrissement bactérien, qui réduit fortement les récoltes. Le manioc est victime de la mosaïque du manioc, tandis que les pommes de terre souffrent du mildiou. Dans le cadre de ce projet, des semences améliorées seront développées afin qu’elles puissent résister à ces maladies », a-t-il expliqué.
Le responsable a précisé que les premiers travaux concerneront les bananiers, les pommes de terre et le manioc, avant d’être progressivement étendus à d’autres cultures.
Il a également souligné que ce centre pourrait bénéficier à plusieurs pays de la région, aucune autre infrastructure similaire n’existant actuellement à proximité.
« Nous utilisons déjà au Rwanda du manioc, du maïs et des pommes de terre améliorés, mais toutes ces semences ont été développées à l’étranger. Grâce à ce nouveau projet, des Rwandais seront formés pour les produire localement. En particulier, la variété de pomme de terre Kinigi, très appréciée, sera améliorée afin d’augmenter sa productivité », a ajouté le Dr Uzayisenga.
Le chercheur a par ailleurs tenu à rassurer la population sur les cultures génétiquement modifiées, affirmant qu’elles ne présentent aucun danger pour la santé.
Selon les explications fournies, la technologie utilisée consiste uniquement à modifier certaines caractéristiques de la plante à travers son ADN, sans introduire d’éléments susceptibles de nuire à la santé humaine.
De son côté, le professeur Dieudonné Mutangana, enseignant au département de biologie de l’Université du Rwanda, a indiqué que les notions liées à l’ADN font déjà partie des enseignements dispensés à l’université.
Il a toutefois reconnu que le niveau de connaissance du grand public reste encore limité sur ces questions scientifiques.
Afin d’y remédier, des initiatives de sensibilisation sont également prévues dans les écoles secondaires pour permettre aux élèves de mieux comprendre les notions liées à l’ADN dès leur jeune âge.














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