Ce n’est plus l’exception mais la norme que des civils, désarmés et vulnérables, se trouvent exposés à l’arbitraire des groupes armés et à la défaillance des autorités publiques.
Dans ce contexte, les violences se multiplient, les responsabilités se brouillent et l’irresponsabilité gouvernementale apparaît, aux yeux de beaucoup, comme un élément aggravant d’une crise déjà profonde, tandis que les partenaires internationaux observent, dans un mutisme assourdissant, l’effritement du tissu social.
Ces derniers jours, le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, a été le théâtre de violences armées, d’attaques visant des structures de santé et d’affrontements communautaires signalés par les organisations locales de la société civile.
Ces événements auraient fait plusieurs morts, provoqué des déplacements massifs de populations et entraîné la paralysie des activités socio-économiques. Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026, le centre hospitalier d’Abeka, dans le secteur du Tanganyika, a été pris pour cible par des individus armés qui, selon les témoignages recueillis, auraient procédé à des fouilles systématiques, recherché du personnel soignant et emporté des biens appartenant aux malades.
Des incidents analogues ont été rapportés à Makobola et à Kafulo, dans les zones de santé de Nundu et de Fizi, illustrant une inquiétante banalisation des atteintes portées aux établissements de santé et à ceux qui y travaillent.
Des accusations lourdes, relayées par des acteurs locaux, imputent de tels agissements à certains éléments des FARDC et de leurs alliés armés. Quelles qu’en soient les modalités exactes, la répétition de ces exactions met en lumière l’incapacité ou le refus des autorités à assurer la protection des civils et à garantir l’inviolabilité des structures sanitaires, au mépris des principes les plus élémentaires du droit humanitaire.
L’État semble se retrancher derrière une communication parcellaire, tandis que la souffrance des populations demeure sans réponse à la hauteur de l’épreuve subie.
Plus préoccupant encore, le silence des partenaires internationaux, qui se veulent pourtant garants des valeurs universelles de dignité humaine et de protection des civils, résonne comme une approbation tacite ou, à tout le moins, comme une indifférence coupable.
L’addition d’une gouvernance perçue comme irresponsable et d’une communauté internationale étrangement silencieuse crée un climat de désespérance et d’abandon parmi les populations affectées. Il en ressort l’image d’un pays meurtri, dont les institutions chancellent, où la violence se répand et où la voix des victimes peine à trouver écho auprès de ceux qui devraient, par devoir moral et politique, leur apporter secours et protection.














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