Ce système permettrait aux passagers de suivre la localisation des bus, de vérifier la disponibilité des places et d’estimer les heures d’arrivée.
Il s’exprimait lors d’une discussion avec les médias consacrée aux évolutions en cours dans le secteur du transport public dans la capitale rwandaise.
Dans le cadre des réformes actuelles, la Ville de Kigali a mis en place des voies réservées aux bus afin de fluidifier le transport public, tout en encourageant les propriétaires de véhicules privés à privilégier les bus. Cette initiative vise à améliorer l’efficacité énergétique dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, à réduire les embouteillages et à accélérer les déplacements.
Cependant, le manque d’informations fiables en temps réel sur les bus reste une préoccupation majeure pour les usagers. Beaucoup de passagers passent de longues périodes à attendre aux arrêts, parfois pour constater que les bus sont déjà complets à leur arrivée.
Pour répondre à ce défi, la technologie en cours de développement devrait fournir des mises à jour précises en temps réel sur la localisation des bus et la disponibilité des sièges.
Rukera Aubin a précisé que le système est déjà opérationnel à titre expérimental, mais n’a pas encore été officiellement lancé.
« Nous avons commencé à utiliser cette technologie, mais nous ne l’avons pas encore présentée au public car elle est toujours en phase de test. Comme vous le savez, avec la technologie, il faut d’abord la tester soigneusement avant de la lancer », a-t-il indiqué.
Selon lui, sur les 320 bus actuellement en circulation à Kigali, le système permet déjà de suivre leur position et de surveiller la manière dont ils sont conduits. La prochaine étape consiste à intégrer une intelligence artificielle capable de compter les passagers à bord et fournir des données en temps réel.
Il a également révélé que sur certaines lignes, notamment celles reliant Rwandex à Sonatubes et Kacyiru, des arrêts de bus sont déjà équipés d’écrans intelligents affichant les heures d’arrivée estimées et la capacité des véhicules.
« C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis environ six mois. Nous avons commencé avec des systèmes existants permettant de suivre les déplacements et les horaires des bus, ainsi que de surveiller les conducteurs. Notre objectif est de rendre ces informations accessibles aux passagers, non seulement aux arrêts, mais aussi à domicile via une application mobile », a-t-il ajouté.
Rukera Aubin a en outre indiqué que le Rwanda collabore avec la plateforme de navigation « Waze », permettant même aux utilisateurs ne disposant pas de l’application dédiée d’accéder via internet aux informations sur les arrêts de bus à proximité, afin de mieux planifier leurs déplacements.
De son côté, l’analyste des transports, le professeur Egide Karuranga, également présent lors de la discussion, a salué cette innovation, estimant qu’elle contribuerait à améliorer significativement les services de transport public.
Il a expliqué que les passagers pourront, par exemple, savoir si un bus prévu à midi est retardé à 12h15, s’il arrivera dans cinq minutes et s’il reste des places disponibles avant son arrivée.
Le professeur Karuranga a également souligné que ces systèmes pourraient être adaptés pour mieux répondre aux besoins des groupes vulnérables, notamment les femmes enceintes et les personnes en situation de handicap, en leur permettant de décider s’ils doivent monter dans un bus ou attendre un autre avec des places disponibles.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de réduire le nombre de passages piétons qui obligent les bus à s’arrêter fréquemment, ce qui contribue aux retards et augmente les risques d’accidents.
« Les transports publics sont essentiels car ils soutiennent tous les aspects du développement durable, de l’économie à la technologie », a-t-il déclaré.
Abordant l’impact économique des embouteillages, il a indiqué que la congestion routière, largement causée par l’usage des véhicules privés, entraîne des pertes importantes. Selon lui, une personne passant une heure par jour dans les embouteillages perd environ 320 heures par an, soit l’équivalent de 40 jours de travail, ce qui représente un coût considérable pour l’économie nationale lorsqu’on multiplie ce chiffre à grande échelle.
La porte-parole de la Ville de Kigali, Emma Claudine Ntirenganya, a pour sa part encouragé les habitants à privilégier les transports publics, soulignant que, même si l’utilisation des véhicules privés reste un choix personnel, opter pour les bus contribue également à l’intérêt national.
« Lorsque vous choisissez de prendre le bus et de laisser votre voiture à la maison, ce n’est pas seulement un avantage personnel ; cela sert aussi l’intérêt national, surtout en ce moment, car cela contribue à préserver les réserves de carburant du pays », a-t-elle déclaré.
Ces efforts visent à moderniser le transport public et à promouvoir une mobilité urbaine plus efficace et durable à Kigali.














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