Selon des sources concordantes, cette éminente dirigeante sportive a été enlevée le vendredi 28 mars en fin d’après-midi alors qu’elle quittait les locaux de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA).
Depuis lors, elle demeure introuvable, maintenue dans un lieu tenu secret par les services de sécurité, une pratique qui, hélas, semble se normaliser au sein des appareils répressifs de l’État congolais.
Alertées de cette violation manifeste des droits fondamentaux, la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) ont immédiatement exigé des explications officielles de la FECOFA. Les conséquences d’une telle affaire pourraient s’avérer désastreuses : en cas d’ingérence politique avérée, la FIFA et la CAF pourraient imposer des sanctions draconiennes à la RDC, allant jusqu’à l’exclusion pure et simple de toutes les compétitions internationales.
Une perspective qui rappelle le sort tragique du Congo-Brazzaville, récemment suspendu des instances du football pour des faits similaires d’interférences politico-administratives.
Si de telles mesures venaient à être prises, elles porteraient un coup fatal au développement du football congolais. Les Léopards, qu’ils soient de la sélection masculine, féminine ou des catégories juniors, risqueraient une disqualification imminente de la Coupe d’Afrique des Nations.
Le rayonnement du football national, fruit d’années de sacrifices et d’efforts, se verrait anéanti par des manœuvres inqualifiables, dictées par des considérations étrangères aux valeurs du sport.
Mais au-delà des enjeux sportifs, cette affaire met une fois de plus en lumière un phénomène devenu récurrent : l’usage arbitraire de la force par les services de sécurité congolais pour étouffer les voix dissidentes.
Enlèvements, séquestrations, disparitions forcées et supplices infligés aux opposants ou aux figures publiques indépendantes sont désormais monnaie courante. Ces pratiques, dignes des régimes les plus liberticides, constituent une menace grandissante pour les droits humains et l’État de droit.
À l’heure où la communauté internationale observe avec inquiétude la situation en RDC, les instances dirigeantes du football africain et mondial doivent faire preuve d’une fermeté exemplaire. Il en va non seulement de la crédibilité des compétitions sportives, mais aussi du respect des principes fondamentaux de justice et de transparence. L’ombre de la répression ne saurait obscurcir indéfiniment l’horizon du football congolais, ni celui de ses artisans dévoués.
Il appartient désormais aux autorités compétentes de répondre à cette crise avec la diligence et la rigueur qu’elle exige. La libération immédiate d’Olive KILOHA et la garantie d’un processus électoral équitable au sein de la Ligue nationale de football féminin sont les seuls gages capables d’éloigner la RDC d’un isolement sportif et diplomatique désastreux.

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