Selon les informations rapportées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’épidémie n’a été officiellement confirmée que le 15 mai 2026, à la suite de l’analyse d’échantillons effectuée à Kinshasa, laquelle a permis d’identifier le virus Ebola de type ’Bundibugyo’, une souche rare du virus.
Toutefois, les premiers cas remontent à la fin avril, avec un premier décès signalé le 24 avril chez un agent de santé présentant des symptômes compatibles avec la maladie, l’OMS indiquant de plus que les premiers signaux d’alerte n’ont été pris en compte que début mai, alors que la transmission était déjà en cours dans plusieurs zones de santé.
Le professeur Muyembe a critiqué les lenteurs observées dans l’analyse des échantillons et dans la communication des résultats. En effet, des prélèvements réalisés dans les zones touchées ont d’abord été testés localement, avant d’être envoyés à Kinshasa, où la confirmation du virus aurait pris plusieurs semaines.
Les autorités sanitaires congolaises ont reconnu l’ampleur de la situation, faisant état de dizaines de cas suspects et confirmés dans la province de l’Ituri. Selon les données de l’OMS, des chaînes de transmission ont été identifiées dans les zones de Mongbwalu, Rwampara et Bunia, avec des difficultés de suivi des contacts liées à l’insécurité et à la forte mobilité des populations.
Une épidémie aux conséquences régionales
La propagation du virus a également franchi les frontières, avec des cas importés signalés en Ouganda, ce qui a conduit l’OMS à déclarer l’épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC).
Les autorités sanitaires internationales soulignent que la situation est aggravée par l’absence de vaccin ou de traitement spécifique contre la souche Bundibugyo, contrairement à d’autres formes d’Ebola plus connues.
Le professeur Muyembe a en outre insisté sur la nécessité de renforcer la surveillance épidémiologique, d’accélérer la communication des résultats de laboratoire et d’impliquer toutes les autorités locales et nationales dans la gestion des crises sanitaires.
« La lutte contre une épidémie ne peut pas reposer uniquement sur le ministère de la Santé », a-t-il rappelé, appelant à une responsabilité collective afin d’éviter de nouveaux retards dans la riposte.
Cette nouvelle flambée constitue par ailleurs la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo depuis la première découverte du virus en 1976, près de la rivière Ebola, à Yambuku.














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