Félix Tshisekedi accorde une grâce présidentielle à trois américains condamnés à mort

Redigé par Alain Bertrand Tunezerwe
Le 2 avril 2025 à 11:32

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a accordé une grâce présidentielle à trois ressortissants américains condamnés à mort pour leur implication dans une tentative de coup d’État ratée l’année dernière.

L’annonce a été faite ce mardi 1er avril 2025 par Tina Salama, porte-parole de la présidence. Cette décision sauve la vie de Marcel Malanga, un citoyen américain originaire de l’Utah, ainsi que de deux autres ressortissants américains qui risquaient l’exécution après leur condamnation par un tribunal militaire de Kinshasa en septembre 2024.

Selon Salama, le président Tshisekedi a signé un décret présidentiel commuant leurs peines de mort en réclusion à perpétuité.

« Ils ne seront pas exécutés, car la peine de mort a été commuée », a-t-elle déclaré, confirmant ainsi la grâce accordée à Malanga et à ses coaccusés.

Le motif de cette grâce demeure flou. Toutefois, cette décision intervient alors que le président Tshisekedi cherche à renforcer la coopération sécuritaire avec les États-Unis. Récemment, il a proposé un accord visant à échanger des minerais contre un soutien militaire américain dans sa lutte contre le groupe rebelle M23, qui a pris le contrôle de vastes territoires dans l’est de la RDC.

Les trois Américains faisaient partie des 37 présumés conspirateurs condamnés à mort en septembre dernier pour leur implication dans la tentative de coup d’État déjouée.

L’attaque avait initialement ciblé la résidence de l’ancien vice-Premier ministre Vital Kamerhe, avant de se diriger vers le Palais de la Nation, siège de la présidence congolaise.

Le coup d’État a été déjoué par les forces de sécurité, faisant six victimes, dont le meneur du complot, Christian Malanga, un ancien concessionnaire automobile basé dans l’Utah, qui était retourné en RDC. Il était également le père de l’un des condamnés, Marcel Malanga.

Lors de leur procès, Marcel Malanga et son ami de lycée, Tyler Thompson Jr., tous deux âgés de 21 ans, ont affirmé avoir été contraints de participer à la tentative de coup d’État sous la menace de Christian Malanga. Malgré ces déclarations, ils ont été condamnés, aux côtés d’un Canadien, d’un Britannique, d’un Belge et de plusieurs accusés congolais.

Le département d’État américain avait pris connaissance de l’affaire, et les sénateurs de l’Utah, Mike Lee et Mitt Romney, avaient entrepris des démarches diplomatiques pour traiter ce dossier.

Félix Tshisekedi, a accordé une grâce présidentielle à trois ressortissants américains condamnés à mort

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