Ce projet, qui inclut des initiatives de lutte contre le changement climatique et de développement du marché du carbone, bénéficie du soutien du "Global Green Growth Institute" (GGGI), qui facilite également les échanges commerciaux sur ce marché.
Le marché du carbone est une plateforme qui réunit des pays développés et en voie de développement. Les pays riches, responsables d’émissions massives de gaz à effet de serre, financent des projets environnementaux dans les pays en développement. L’air pur généré par ces projets est alors comptabilisé en tant que contribution des pays donateurs, leur permettant ainsi de compenser leurs propres émissions et de maintenir leurs activités industrielles.
L’initiative lancée au Rwanda vise à promouvoir des projets dans des secteurs clés tels que l’agriculture, la gestion des forêts, l’énergie, les transports et la gestion des déchets, afin d’encourager leur participation active au marché du carbone.
Le REMA indique que les énergies renouvelables et la promotion des véhicules électriques font partie des secteurs ayant le plus grand potentiel sur le marché du carbone.
Les chiffres indiquent qu’un investissement de 900 millions de dollars sera nécessaire d’ici 2030 pour garantir l’utilisation optimale des véhicules électriques à travers le pays.
Les investisseurs dans les projets liés aux véhicules électriques ont souligné que le marché du carbone pourrait ainsi leur offrir de nombreux avantages, notamment en raison de la réduction des émissions polluantes générées par ces modes de transport.
Srinivas Cheruvu, directeur général de CFAO Mobility Rwanda, distributeur des véhicules électriques BYD, a souligné l’importance du marché du carbone comme un levier majeur pour permettre aux acteurs privés de contribuer à la construction d’une économie durable : « Le marché du carbone offre une opportunité significative, donnant aux entreprises un rôle central dans la transition vers un modèle économique respectueux de l’environnement. Contrairement aux véhicules à essence, qui ont longtemps pollué l’air, les véhicules électriques constituent une solution à la fois durable et écologique », a-t-il précisé.
Cheruvu a également souligné que les véhicules électriques joueront un rôle essentiel dans l’attraction des investisseurs pour le marché du carbone, grâce à leur coût compétitif et à leur capacité à réduire les émissions polluantes.
« Par exemple, la voiture électrique BYD Dolphin, équipée d’une batterie de 44,8 kWh, peut parcourir 340 kilomètres, de Kigali à Rubavu en aller et retour, avec une consommation d’énergie d’environ 11 000 francs rwandais. En comparaison, un véhicule à essence nécessiterait 57 000 francs pour le même trajet. D’autres modèles peuvent parcourir entre 420 et 520 kilomètres sur une seule charge, ce qui les rend encore plus attractifs », a-t-il précisé. Il a ajouté que les efforts consacrés à la promotion des initiatives écologiques témoignent du fort potentiel de croissance des véhicules électriques.
Les législations en vigueur au Rwanda prévoient également des exonérations fiscales pour les véhicules électriques importés, renforçant ainsi l’attractivité de ce secteur.
Faustin Munyazikwiye, directeur général adjoint du REMA, a souligné que les projets d’énergie renouvelable, en particulier ceux liés aux véhicules électriques, occupent une place centrale dans le marché du carbone.
« En plus de notre partenariat avec le GGGI, nous avons entamé des collaborations avec Singapour et la Suède pour renforcer nos capacités et préparer de nouveaux projets. Cette coopération s’étendra également à l’investissement dans des initiatives favorisant les énergies renouvelables », a-t-il expliqué.
Les accords conclus entre le Rwanda, Singapour, la Suède et le Koweït visent à intensifier la coopération commerciale autour du marché du carbone, dans l’objectif d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays signataires d’ici 2030. Le Rwanda s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 38 % d’ici cette même date.
« En développant ce marché du carbone, nous attirons des investisseurs internationaux, favorisons le développement durable et jouons un rôle clé dans la lutte mondiale contre le changement climatique », a ajouté Munyazikwiye.

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