Selon plusieurs sources internationales, ces migrants - principalement originaires de Colombie, du Pérou et de l’Équateur - ont été transférés en RDC après un vol de plus de 27 heures, au cours duquel certains affirment avoir été menottés aux mains et aux pieds comme rapporté.
Ce transfert s’inscrit dans un accord entre les États-Unis et la RDC permettant l’expulsion de migrants de pays tiers vers la RDC, dans le cadre d’une politique américaine de délocalisation des expulsions vers des États partenaires africains.
Les autorités congolaises ont confirmé avoir accepté l’accueil temporaire de ces personnes, assurant qu’elles ne seraient pas installées de manière permanente et qu’elles resteraient sous encadrement administratif et sécuritaire à Kinshasa.
Depuis leur arrivée, les migrants sont hébergés dans un hôtel situé près de l’aéroport de Kinshasa. Ils y sont placés sous surveillance policière et sécuritaire, avec l’appui de sociétés privées.
Selon plusieurs témoignages relayés, ceux-ci ne sont pas autorisés à quitter les lieux ni à recevoir de visiteurs. Certains affirment n’avoir été informés de leur destination finale que la veille de leur expulsion, expliquant vivre cette situation dans l’angoisse, la barrière linguistique constituant également, selon eux, un facteur de désorientation totale.
Il est également rapporté que certains membres du groupe sont tombés malades depuis leur arrivée, présentant fièvre, vomissements et troubles digestifs.
Les migrants disent n’avoir reçu qu’une somme d’environ 100 dollars chacun à leur arrivée, et dénoncent des conditions de vie difficiles ainsi qu’un manque d’accès à des soins médicaux appropriés.
Certains affirment avoir reçu des médicaments sans examen médical préalable, et qu’aucun médecin ne s’est rendu sur place pour les consulter, malgré des cas de maladie signalés au sein du groupe.
Les migrants concernés indiquent être dans l’incapacité de sortir de leur lieu de confinement et affirment ne pas avoir reçu de solutions claires concernant leur avenir, entre retour dans leur pays d’origine ou régularisation dans un autre État.
Des organisations internationales et des avocats impliqués dans leurs dossiers évoquent une situation juridiquement complexe, alors que des critiques émergent sur ce type d’accords de « transfert vers des pays tiers », jugés controversés par plusieurs ONG et observateurs des droits humains.














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