Ces personnes, parmi lesquelles figurent des interprètes, des collaborateurs civils ainsi que des membres de leurs familles, avaient été évacuées après le retrait américain d’Afghanistan en 2021. Elles sont actuellement bloquées au Camp As Sayliyah, au Qatar, dans l’attente du traitement de leurs demandes de visas pour les États-Unis.
Le processus d’immigration vers les États-Unis est largement paralysé depuis 2025, notamment à la suite de nouvelles restrictions migratoires visant l’Afghanistan. Malgré une décision judiciaire ayant remis en cause certaines de ces mesures, de nombreux dossiers restent en suspens, laissant ces réfugiés dans une situation d’incertitude prolongée.
Selon des organisations de défense des réfugiés, environ 900 de ces Afghans seraient pourtant éligibles à une installation aux États-Unis, mais aucune avancée concrète n’a été enregistrée à ce jour.
Par ailleurs, l’option d’un transfert vers la RDC suscite de vives critiques. Plusieurs analystes estiment que le pays, confronté à des conflits persistants et à une crise humanitaire majeure avec des millions de déplacés internes, ne constitue pas un environnement sûr pour ces réfugiés.
Des organisations, telles que la coalition « AfghanEvac », craignent également que ce projet ne conduise, en cas de refus des réfugiés, à leur renvoi vers l’Afghanistan, où ils pourraient être exposés à des représailles en raison de leur collaboration passée avec les forces américaines.
En parallèle, le gouvernement de la RDC a officialisé début avril un dispositif visant à accueillir des migrants expulsés des États-Unis, un premier groupe d’une quinzaine de migrants étant ainsi arrivé à Kinshasa le 17 avril 2026.
Toutefois, une récente intervention médiatique de la Première ministre congolaise, Judith Suminwa, sur TV5 Monde, abordant ce sujet, a en outre suscité de nombreuses réactions.
Lors de cet entretien, la cheffe du gouvernement est apparue confuse quant aux pays d’origine des migrants concernés, alimentant les critiques de plusieurs experts, qui estiment que les autorités congolaises ne disposent pas d’une organisation suffisante pour mener à bien une initiative d’une telle ampleur.
À ce stade, aucune décision finale n’a été officiellement confirmée par les autorités américaines, le département d’État évoquant néanmoins la recherche de solutions dans des pays tiers afin d’offrir à ces réfugiés une possibilité de reconstruction en dehors de l’Afghanistan.














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