Ses déclarations ont été faites lors d’un entretien exclusif accordé au média burundais Yaga, publié sur ses plateformes ce 18 avril.
Selon le chef de l’État burundais, cette version ne serait pas techniquement plausible. « Je voudrais vous dire qu’à ce type d’endroit il ne peut y avoir de circuit électrique. J’ai été responsable du département en charge des munitions, c’est un domaine que j’appréhende complètement… La première chose à savoir, c’est que dans ce genre d’endroits, il ne peut y avoir de circuit électrique », a-t-il affirmé, remettant ainsi en cause l’hypothèse initialement avancée.
Cette prise de position intervient après l’explosion survenue le 31 mars 2026 dans un dépôt militaire situé dans la capitale économique burundaise, un incident qui avait provoqué de violentes détonations, un incendie et d’importants dégâts matériels dans plusieurs quartiers de Bujumbura.
Les autorités avaient alors évoqué dans un premier temps un possible accident d’origine électrique, une version relayée notamment par un porte-parole de l’armée, Gaspard Baratuza, sans conclusions définitives de l’enquête.
Le bilan humain de la catastrophe reste lourd, avec plusieurs morts et des dizaines de blessés, selon les autorités locales. L’explosion avait également suscité un mouvement de panique parmi les habitants, contraints de fuir certaines zones touchées par les déflagrations.
Plusieurs observateurs s’interrogent toutefois sur cette divergence apparente entre les déclarations du président de la République et celles du porte-parole de l’armée nationale concernant l’origine probable de l’incident.
Le président Ndayishimiye a, de son côté, insisté sur la nécessité d’attendre les conclusions des enquêtes officielles, appelant à éviter toute spéculation prématurée. Les autorités burundaises poursuivent les investigations afin de déterminer avec précision les causes exactes de l’explosion.
Cet événement a par ailleurs relancé les interrogations sur la gestion et la sécurisation des dépôts de munitions en zone urbaine.
En outre, lors d’une conférence organisée par le FOCODE le 12 avril 2026, il a été rapporté des biens d’une valeur de plus de 200 milliards de francs burundais endommagés.
Il a notamment été mentionné un stock d’armes évalué à plus de 40 millions de dollars américains, soit environ 200 milliards de francs burundais. Ce site contenait des armes largement au-delà de la capacité de stockage prévue.
Alors que, normalement, les armes lourdes sont conservées dans des structures sécurisées appelées « abris », elles auraient été retrouvées dispersées dans des hangars et des conteneurs. Certaines auraient été des dons, d’autres achetées par le Burundi, et d’autres encore saisies en République démocratique du Congo. Des bombes et charges explosives y étaient également entreposées, une pratique jugée normalement interdite.
Des experts estiment qu’un grave danger aurait pu survenir en raison des conditions de stockage des explosifs, et que si les bombes avaient détoné, les dommages auraient été beaucoup plus graves, certaines ayant toutefois frappé sans exploser et causé uniquement des impacts directs.
Les résultats définitifs de l’enquête officielle sont toujours attendus, le gouvernement burundais ayant, par la voix de Baratuza, indiqué qu’aucune compensation sur les pertes ne serait octroyée, car il s’agissait « d’un accident ».














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