Le samedi 2 mai 2026, Ottignies-Louvain-la-Neuve a accueilli une journée de commémoration marquée par la solennité, le recueillement et un engagement fort de la jeunesse.
Parmi les personnalités présentes figuraient Cédric Du Monceau, échevin et représentant du bourgmestre de la ville, Twagira-Mutabazi Eugène, président d’Ibuka Mémoire et Justice-Belgique, ainsi que José Maria Claudel Jabo, coordinateur de Kwibuka 32 à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Plusieurs autres représentants du monde politique et associatif ont également pris part à la cérémonie.
La messe commémorative a été célébrée par le Père Pierre Claver Nkusi.
La journée a débuté par un moment de recueillement au monument de la Lutte contre l’Intolérance, situé Place des Sciences, rappelant la nécessité de préserver la vérité historique et de lutter contre toute forme de négationnisme. Des mots de circonstance y ont été prononcés, notamment par Ngizwenayo Iris Kiara.
Elle s’est poursuivie par une marche de recueillement aux flambeaux, reliant la Place des Sciences à la Grand-Place. Dans une atmosphère empreinte de silence et de dignité, cette marche a rassemblé de nombreux participants venus honorer, pour la 32ᵉ fois, la mémoire des victimes du génocide commis contre les Tutsi.
À la Grand-Place, Kelly-Jaison Muganza a prononcé un discours marquant à l’attention des étudiants de l’Université de Louvain-la-Neuve ainsi que de l’assemblée, revenant sur le sens de cette commémoration et sur les raisons de sa tenue au cœur du campus.
La commémoration s’est ensuite poursuivie par une Soirée de la Mémoire, au cours de laquelle Twagira-Mutabazi Eugène, président d’Ibuka Mémoire et Justice-Belgique, a, dans son mot de circonstance, salué l’engagement des jeunes pour leur mobilisation et leur prise de responsabilité dans la transmission de la mémoire. Il a également rappelé le contexte historique ayant conduit au génocide commis contre les Tutsi au Rwanda, tout en rendant hommage au FPR Inkotanyi, qui a mis fin au génocide.
Dans ce même cadre, José Maria Claudel Jabo a, dans son mot du jour, déclaré :
« Aujourd’hui, le flambeau est entre nos mains. Et il n’y a personne d’autre pour le porter.
Kwibuka, en kinyarwanda, signifie “se souvenir”. Mais pour nous, se souvenir ne signifie pas rester prisonniers du passé. Cela signifie regarder la vérité en face, avec dignité, sans détourner les yeux.
Comme l’a rappelé le président Paul Kagame le 7 avril dernier à Kigali :
“Kwibuka, c’est la manière dont nous affrontons et dépassons les divisions qui ont failli nous détruire. Et la vérité, nous la devons à nos morts.” »
La soirée s’est prolongée par une veillée commémorative — Igicaniro, dirigée par Miheto Tatien, lui-même rescapé. Ce moment d’échange et de transmission a permis de renforcer les liens entre générations et de maintenir vivante la mémoire des disparus.
L’une des particularités marquantes de cette édition à Ottignies-Louvain-la-Neuve réside dans l’implication remarquable des jeunes générations. Porteurs du flambeau de la mémoire, ils s’engagent activement pour assurer la transmission de l’histoire et faire vivre les valeurs de dignité, de vérité et de résilience.
Dans les semaines à venir, les commémorations de Kwibuka 32 se poursuivront à Mons, Anvers, Charleroi, Tournai et Leuven, prolongeant ainsi le devoir de mémoire à travers tout le pays.
Plus de trois décennies après les faits, Kwibuka demeure un moment essentiel : celui de se souvenir, de transmettre et de construire ensemble, afin que jamais l’histoire ne se répète.
Photo : Emmy Uwimana














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