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La maison de Kabuga, un camp d’entraînement militaire pour Interahamwe

Redigé par Henriette Akimana
Le 15 février 2023 à 07:10

Pendant le procès de Félicien Kabuga, qui est accusé de crime contre l’humanité commis lors du génocide perpétré contre les tutsi en 1994, le témoin a déclaré que les Interahamwe recevaient une formation chez Kabuga.

Le témoin, qui a reçu le numéro d’identification de KAB035, est revenu sur ceci, le mardi 14 février 2023, lors de l’audience de Félicien Kabuga.

Il a déclaré au tribunal que des formations aux milices interahamwe avaient lieu dans les enceintes de la maison de Kabuga qui était localise à Kimironko avant le Génocide perpétré contre les Tutsis en 1994.

Le procureur Sharifah Adong a déclaré que ce témoin était un résident de la région où habitait Kabuga à l’époque.

Le procès se tenait à La Haye aux Pays-Bas, tandis que le témoin qui se trouvait à Kigali a donné son témoignage en visioconférence. Kabuga suivait l’audience depuis son lieu de détention.

KAB035 a dit qu’entre 1992 et 1994, il a vu des Interahamwe de Kabuga, dirigés par Hajabakiga et Munyakazi , qui se dirigeaient chez Kabuga en camion avec différentes armes comme des épées et des massues.

Bien qu’il ait dit qu’il ne pouvait pas voir la maison de Kabuga depuis chez lui, il a raconté que les habitants des environs disaient que ces interahamwe recevaient des formations militaires chez Kabuga.

Le témoin a également déclaré qu’ils disaient que ces Interahamwe étaient entraînés à l’autodéfense, mais qu’ils ont utilisé ce qu’ils ont appris en massacrant les tutsi.

Lorsqu’il lui a été demandé comment il arrive à avoir toutes ces informations, le témoin a déclaré que les habitants de cette région en parlaient à des moments différents, surtout lorsqu’ils étaient ivres.

Il a également déclaré qu’après le génocide contre les tutsi en 1994, certains des Interahamwe se vantaient de qu’ils avaient fait.

On lui a demandé si ces groupes étaient originaires de cette région, expliquant que parmi eux se trouvaient ceux qui vivaient déjà dans cette région et d’autres qui étaient venus y commettre des meurtres.

L’avocat Emmanuel Altit de l’équipe de défense de Kabuga a demandé à KAB035 s’il avait vu de ses propres yeux l’entraînement des Interahamwe, alors que c’était ce que les habitants de cette région racontaient.

Le témoin a confirmé qu’il n’a pas vu les entraînements, que c’est ce qu’il a entendu et que même les Interahamwe en parlaient aussi.

On lui a également demandé ce qu’il avait répondu lors de son premier interrogatoire sur l’affaire, où il a dit qu’il y avait quatre barricades près de sa maison et que des personnes avaient été tuées sur certaines d’entre elles et non sur les autres.

Le témoin a répondu oui, et qu’à l’une de ces barrières, les gardes l’ont caché, lui et ses enfants, jusqu’à ce qu’ils puissent s’échapper des Interahamwe.

L’avocat a continué à lui demander si cela signifiait qu’il avait été secouru, et il a répondu que oui, et que c’est lui qui avait quitté l’endroit le premier et que ses enfants y étaient restés jusqu’à ce qu’ils puissent eux aussi s’échapper.

Le juge a déclaré que l’audience se poursuit ce mercredi 15 février 2023.

Félicien Kabuga lors de son audience ce Mercredi

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