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Le Rwanda envisage la construction de sa première centrale nucléaire d’ici deux ans

Redigé par IGIHE
Le 18 mai 2026 à 04:43

Le Rwanda pourrait entamer la construction de sa première centrale nucléaire dans les deux prochaines années, selon le Directeur général du ’Rwanda Atomic Energy Board’ (RAEB), le Dr Fidele Ndahayo.

M. Ndahayo s’exprimait le 16 mai 2026 lors d’une réunion consultative de deux jours organisée par l’institution en partenariat avec la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (United Nations Economic Commission for Africa - UNECA).

Le forum, ouvert le 15 mai, était consacré aux stratégies visant à soutenir le développement industriel du Rwanda et à faire progresser les plans de production d’électricité à partir de l’énergie nucléaire.

Selon le Dr Ndahayo, ces discussions sont essentielles, compte tenu des exigences de planification, d’investissement et de coordination qu’impose un projet de centrale nucléaire.

« L’objectif est de s’assurer que le plus grand nombre possible de ressources locales contribue à la mise en œuvre du projet nucléaire. Lorsqu’ils sont bien gérés et respectent des standards élevés, ces projets peuvent stimuler significativement l’économie du pays », a-t-il déclaré.

En outre, des experts et représentants de plusieurs pays africains ont échangé le 16 mai sur les mécanismes de financement et de mise en œuvre de projets nucléaires à grande échelle sur le continent.

Le responsable du RAEB a souligné le fait que de nombreux pays africains font face à des contraintes financières importantes, ces projets pouvant parfois dépasser les budgets nationaux, voire le produit intérieur brut.

Il a indiqué que l’UNECA a mené des études portant sur des mécanismes innovants de financement susceptibles d’aider les pays en développement à mobiliser les ressources nécessaires à la construction d’infrastructures nucléaires.

Selon le Dr Ndahayo, une évaluation réalisée par des experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (International Atomic Energy Agency – IAEA) a conclu que le Rwanda a réalisé des progrès significatifs dans le renforcement de ses capacités institutionnelles et techniques en vue de l’adoption de l’énergie nucléaire.

Ces conclusions indiquent que le pays est en bonne voie pour entamer les travaux de construction d’ici 2028.

« Notre objectif est que, d’ici 2028, la construction de la centrale nucléaire puisse débuter », a-t-il affirmé.

Cependant, il a précisé que plusieurs étapes majeures restent à accomplir dans les deux prochaines années, notamment le choix de la technologie, la sécurisation des financements et la sélection des entreprises de construction.

« Il reste encore beaucoup à faire dans ce délai. Nous devons finaliser la technologie, sécuriser les sources de financement, identifier les entreprises qui construiront la centrale et nous assurer que tout est prêt pour la pose de la première pierre en 2028 », a-t-il ajouté.

Le Dr Ndahayo a également indiqué que le Nuclear Energy Innovation Summit on Africa, prévu du 18 au 21 mai 2026 au Rwanda, constituera une opportunité clé pour attirer des partenaires potentiels pour ce projet.

Il a révélé que six sites potentiels ont par ailleurs déjà été identifiés à travers le pays pour accueillir la centrale nucléaire, même si les études de faisabilité détaillées se poursuivent.

Ces sites ont été sélectionnés sur la base de plusieurs critères, notamment l’accès à l’eau, une topographie relativement plane, un faible risque sismique et une faible densité de population.

« Nous avons identifié six emplacements possibles répondant aux exigences initiales, telles que la disponibilité de l’eau, l’absence de hautes montagnes, un faible risque de tremblements de terre et une activité humaine limitée », a-t-il expliqué.

Toutefois, il a insisté sur le fait que des études géologiques et environnementales approfondies restent nécessaires avant toute décision finale.

« L’identification des sites n’est qu’un début. L’étape suivante consiste à mener des études détaillées. Même pour un bâtiment de sept étages, les ingénieurs examinent d’abord le sol. Imaginez le niveau d’analyse nécessaire pour une centrale nucléaire », a-t-il souligné.

« Il faut descendre jusqu’à 100 mètres sous terre pour vérifier la compatibilité du site. C’est pourquoi nous ne pouvons pas encore divulguer les emplacements exacts, car les études sont toujours en cours », a-t-il ajouté.

Enfin, le Rwanda ambitionne de rendre opérationnelle sa première centrale nucléaire d’ici 2030, dans le cadre de sa stratégie visant à accroître sa capacité de production électrique et à diversifier ses sources d’énergie.

Le Rwanda pourrait entamer la construction de sa première centrale nucléaire dans les deux prochaines années
Selon le Directeur général du RAEB, l’AIEA a salué les progrès du Rwanda dans le renforcement de ses capacités institutionnelles et techniques en vue de l’adoption de l’énergie nucléaire
Des experts et représentants de plusieurs pays africains ont échangé sur les mécanismes de financement et de mise en œuvre de projets nucléaires à grande échelle sur le continent

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