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Pénurie de carburant au Burundi, une crise multisectorielle qui paralyse le pays

Redigé par Bazikarev
Le 17 mai 2024 à 03:23

La pénurie de carburant au Burundi a provoqué des répercussions significatives sur plusieurs aspects de la vie quotidienne, notamment les transports et les coûts des produits de première nécessité.

Les conséquences directes sur le transport incluent une réduction de la circulation des bus, de longues files d’attente aux rares stations-service encore ouvertes, et une augmentation exorbitante des tarifs de transport, rendant les déplacements coûteux et compliqués pour les habitants.

La province de Cibitoke, au nord-ouest du Burundi, est un cas illustratif : ces changements montrent une hausse significative pour le transport Bujumbura-Cibitoke (un voyage de 1h21), passant de 7 000 à 20 000 francs burundais pour les voitures privées, et de 5 000 à 15 000 francs burundais pour les autres moyens de transport dans un intervalle d’une année.

Cependant, ces prix sont contraires à ceux fixés par le gouvernement, qui avait annoncé que le prix du ticket de transport devait être de 5 600 francs burundais de Bujumbura à Cibitoke. Ce qui inquiète, c’est que tout cela se passe au vu et au su des autorités administratives et policières.

Des vivres en hausse, impact des prix de transport

L’escalade des prix des produits essentiels est également notable. Par exemple, les prix des produits alimentaires ont quadruplé sur les marchés, tandis que d’autres produits, y compris ceux produits localement, sont quasiment introuvables.

Sur les marchés du pays, les étals de fruits, légumes et autres denrées de base cultivés par les paysans burundais affichent désormais des tarifs démesurés. C’est notamment le cas de l’huile de palme et du riz.

Actuellement, un kilogramme de ces produits incontournables est passé respectivement de 4 000 à 8 000 francs burundais et de 2 500 à 4 000 francs burundais.

Pénurie des produits stratégiques économiques du Burundi

C’est notamment le cas du sucre et des boissons de la BRARUDI (Brasseries et Limonaderies du Burundi). La pénurie de ces produits essentiels au Burundi est due à plusieurs facteurs.

Les autorités indiquent que le manque de matières premières est un problème majeur pour la fabrication des produits de la BRARUDI. Cela est lié à des difficultés d’importation ou à des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement globale qui affectent la disponibilité des ingrédients nécessaires.

Quant à la SOSUMO (Société Sucrière du Moso), qui est le seul producteur de sucre dans le pays, elle fait face à une capacité de production insuffisante pour répondre à la demande locale.

Cette situation résulte directement de limitations techniques, du vieillissement des équipements ou encore de problèmes liés à la gestion des ressources.


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