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Si j’étais Tshisekedi, j’aurais honte et je me cacherais

Redigé par Tite Gatabazi
Le 7 décembre 2022 à 06:05

Le Président Kagame a déploré la rhétorique va-t’en guerre de son homologue Tshisekedi. Disant qu’il connaissait la guerre et qu’il n’y a rien de mieux que la paix.

Tshisekedi a pris ces propos au pied de la lettre. Est-ce par insuffisances intellectuelles ou amateurisme politique. A sa place j’aurais honte et je me cacherais.

Des rumeurs avaient couru sur l’authenticité du diplôme présenté dans son dossier de candidature aux élections présidentielles.

En janvier 2019, la justice belge avait confirmer la clameur. Le document contenu dans le dossier était un faux.

En effet, la direction de l’institut des carrières commerciales ICC de Bruxelles avait indiqué que Tshisekedi avait été régulièrement inscrit sur une période de plus de vingt ans.

Mais il n’avait jamais passé suffisamment d’examens pour réussir même une seule année supérieure.

Vingt ans sans valider une seule année académique, ça la fout mal. Il n’a ainsi aucun titre universitaire et en plus il s’est rendu coupable d’usurpation, de faux et usage de faux en écriture. Je serai lui, j’aurais honte et je me cacherais.

Proclamé vainqueur de l’élection présidentielle le 9 janvier 2019, immédiatement certains avaient dénoncé une escroquerie.

Très vite, le camp Kabila étala sur la place publique l’arrangement par le truchement de Kamerhe.

Et on racontait partout que Tshisekedi n’avait pas été élu mais nommé par Kabila.Tshisekedi a fait exploser leur alliance en corrompant les deputes du camp Kabila pour une transhumance politique vers son union sacrée.

Il n’y a pas de quoi s’enorgueillir bien au contraire.

Le 5 novembre 2022, en réponse à la mobilisation générale, Kikaya Bin Karubi, ancien conseiller diplomatique de Kabila adresse une lettre ouverte au vitriol à Tshisekedi.

Dans cette lettre, on peut lire que Tshisekedi ne tient jamais parole et cultive l’art de livrer ses partenaires à la vindicte populaire.

Et de citer pèle- mêle Kamerhe, Katumbi, Fayulu, Muzito, Kabund, Beya, Mukwege, Ambong, Nshole…la liste n’est pas exhaustive.

Le 11 novembre 2018, les sept leaders de l’opposition en RDC avaient signés un accord à Genève pour un candidat unique du front commun. Etait élu, Martin Fayulu.

Dans les vingt-quatre heures qui suivirent, Tshisekedi déclara qu’il avait retiré sa signature de l’accord. Un coup de poignard dans le pacte de l’opposition.

Tshisekedi a livré et humilié Vital Kamerhe, directeur de cabinet, allié et beau-frère. Ce dernier condamné à vingt ans de prison et dix ans d’inéligibilité pour corruption et détournement de fonds publics.

Puis acquitté, à la demande de la présidence, pour insuffisance de preuves. Il a subi l’affront, le mal est là, il est fait. La tâche est indélébile. Il est à ce jour sans emploi. Quelle lâcheté et trahison. Je serai Tshisekedi, je me cacherais.

Jean Marc Kabund, artisan de l’union sacrée, président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social UDPS a claqué la porte du parti avec fracas après des désaccords profonds avec Tshisekedi.

Depuis, il traite Tshisekedi d’incompétent et de jouisseur qui a lamentablement échoué. Et il n’est pas le seul.

Les alliances avec Tshisekedi sont sans armatures solides, sont éphémères et inorganisées. Pas de quoi s’enorgueillir.

La chute brutale de François Beya avait alimentée bien des spéculations. Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité, il était apprécié de ses partenaires étrangers.

Accusé à tort d’agir contre le Chef de l’Etat, ses avocats dénoncent un dossier vide. Les jouisseurs autour de Tshisekedi ont eu sa peau.

La RDC a perdu une compétence et une éthique en sa personne.

Vidiye Tshimanga était le conseiller stratégique de Tshisekedi. Une vidéo sur les réseaux l’avait exhibé entrain de convaincre des potentiels investisseurs de verser des prébendes au Président Tshisekedi sur un compte à l’ile Maurice.

Ce qui a plombé encore plus Tshisekedi impliqué ouvertement dans la corruption, les détournements et l’évasion fiscale.

Dans un pays où la population n’a pas accès aux services sociaux de base, il faut être sans scrupules pour ne pas éprouver des remords. A la place, je me cacherais.

Ayant séjourner à l’Est du pays en juin 2021, Tshisekedi s’était offert un périple qui l’avait conduit à Sake, Butembo, Beni puis Bunia.

A Sake prêt de Goma, il avait promis la mise sur pied urgente d’une commission d’experts qui étudiera les problèmes de l’Est du pays, qu’il considérait comme politiques, pour qu’elle lui fasse des propositions en urgence.

On se souvient de son discours musclé à Bunia ou il dénonçait les magouilles et mafia au sein des FARDC dont il semble s’être accommoder depuis son retour à Kinshasa.

Aux corps enivrés par cette soudaine autorité retrouvée, succéderont vite les corps déchiquetés par la coalition FARDC/FDLR et Nyatura.

Plutôt que de tenir parole, il a tourné casaque toutes ses promesses à la population de l’Est. Un fumiste ce Tshisekedi.

Il s’est jeter à corps perdu dans un discours stéréotypé de guerre plutôt que de la paix.

Les éléments radicaux des forces armées ont pris l’ascendant sur lui. Avec un discours belliqueux dont il n’a franchement pas les moyens de concrétiser les menaces.

Mais il puise dans les fondements idéologiques des FDLR autant que dans la dynamique de production du discours de haine. Honteux de se prêter au déferlement de haine et d’intolérance.

Que la haine prenne ses quartiers sur la place publique sous Tshisekedi, ce sont les piliers de l’humanité commune qui vacillent.

Tshisekedi est une menace à la paix et la stabilité dans son pays. Je serai lui je me cacherais.

Mais Tshisekedi qui veut bomber le torse et vouloir à tout prix la guerre avec le Rwanda sait pertinemment que ses capacités militaires sont dérisoires et désuètes.

Les FARDC ne sont ni équipées ni entraînées alors ils utilisent les supplétifs que sont les FDLR, les Nyatura et Mai Mai sans succès sur le terrain.

Cette dangereuse montée du populisme lui a valu un communiqué de la conseillère spéciale des nations unies sur la prévention du génocide.

Celle-ci indique clairement qu’il y a un début de génocide en cours en RDC. Pas de quoi s’enorgueillir. Alors Tshisekedi multiplie les manœuvres de diversion, convoquant la simplification et les peurs.

Ces appels aux émotions sans arguments pour persuader laissent perplexe. Cet attrait du populisme s’est accru avec le mécontentement populaire vis à vis du pouvoir qui baigne dans la corruption.

Les vagues de contestation dans le pays et les crises récurrentes ont relancées la recherche du bouc émissaire tout trouvé, le Rwanda.

Les échecs successifs de gouvernance seraient à mettre sur le dos du Rwanda. Prospérant sur les ruines d’un Etat en faillite, Tshisekedi exploite ainsi la stigmatisation et l’exclusion d’une partie de la population.

Comme si cela ne suffisait pas, son mandataire spécial pour le processus de Nairobi vient de ravir la vedette en détournant les perdiems des participants. Encore une tare morale dans le premier cercle du président. A sa place j’aurais honte de moi.

Il y a comme ça une accumulation des souillures sur le costume présidentiel, jusqu’aux félicitations, encouragements et franche collaboration des FDLR. Pathétique.

La fonction et la personne sont accablées du même opprobre. Il semble aujourd’hui livré au mépris de l’opinion nationale et internationale. Son univers se rétrécie. Les dérapages de Tshisekedi alimentent avec constance la chronique politique en RDC et à l’étranger.

Tissées d’immoralité, d’intérêts privés et de fréquentations douteuses, elles procurent régulièrement des épisodes dramatiques en fournissant la révélation d’une conduite scandaleuse.

Tshisekedi s’est jeté non seulement dans l’opprobre, la honte mais aussi la solitude. A sa place, je me cacherais.

Il devrait être traduit devant la Cour Pénal Internationale pour le génocide en cours dans son pays et sous sa supervision.

La conseillère spéciale du secrétaire général des nations unies pour la prévention du génocide l’affirme dans son communiqué du 30 novembre 2022.

Elle a indiqué l’existence d’éléments factuels. Je serai Tshisekedi, je me cacherais.

Que la haine prenne ses quartiers sur la place publique sous Tshisekedi ce sont les piliers de l'humanité qui vacillent

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