Le Chef de l’État s’exprimait sur ce sujet ce 3 avril 2025, lors de l’ouverture d’une conférence dédiée à l’intelligence artificielle (IA) et à son impact sur le développement du continent africain.
« L’IA joue un rôle essentiel dans l’innovation et accélère le progrès technologique. Ses avantages sont perceptibles dans tous les secteurs : elle améliore la productivité, facilite la prise de décisions éclairées et réduit les erreurs humaines », a-t-il déclaré.
Cette conférence se tient à un moment où l’intelligence artificielle occupe une place centrale dans les enjeux mondiaux du développement. D’ici 2030, elle devrait générer 19 900 milliards de dollars pour l’économie mondiale, dont 2 900 milliards pour l’Afrique. L’IA pourrait également permettre à plus de 11 millions de personnes de sortir de la précarité tout en stimulant la création d’emplois.
Le Président Kagame a souligné que les avancées technologiques restent largement concentrées dans certaines régions du monde et a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de ne pas accumuler plus de retard. « L’Afrique ne doit ni rester à la traîne ni se contenter de suivre les autres… Nous devons nous adapter aux évolutions et être compétitifs, car c’est dans notre intérêt. » a-t-il déclaré.
Paul Kagame a mis en lumière trois axes majeurs sur lesquels l’Afrique doit concentrer ses efforts pour exploiter pleinement le potentiel de l’intelligence artificielle :
Le développement des infrastructures technologiques
Cette connectivité est essentielle pour soutenir l’innovation et l’intégration des technologies avancées à tous les niveaux de la société, notamment grâce à l’accès à internet haut débit.
Le renforcement des compétences
Le Chef de l’Etat a souligné que l’Afrique doit disposer de ses propres centres de stockage de données et former davantage d’experts en technologies numériques. Selon lui, les talents existent déjà sur le continent, et de nombreuses initiatives, comme celles mises en place par le Rwanda, jouent un rôle crucial dans la formation de la jeunesse africaine aux métiers du numérique. « Nous avons les ressources humaines nécessaires, il nous faut simplement les orienter dans la bonne direction », a ajouté le Président.
L’accélération du développement du continent grâce à l’IA
Le Président a insisté sur le fait que la technologie, lorsqu’elle est utilisée judicieusement, peut devenir un moteur puissant de progrès pour l’Afrique. Cependant, il a précisé que l’IA ne doit jamais interférer dans les processus politiques ou diplomatiques. « Nous avons la responsabilité de veiller à son utilisation éthique. L’IA peut être un atout pour la diplomatie et la politique si elle est exploitée à bon escient, toutefois en lui accordant une influence excessive, nous risquons des conséquences désastreuses », a-t-il averti.
Parmi les personnalités de marque présentes figuraient le Président du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, le Président du Conseil exécutif de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que le ministre kényan des Affaires étrangères, Dr. Musalia Mudavadi, entre autres.
Le Président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a mis en évidence le rôle central de l’intelligence artificielle comme levier stratégique pour le développement de l’Afrique. Selon lui, l’adoption de l’IA par le continent ne relève pas d’un simple pari, mais d’un choix déterminant pour façonner son avenir.
Il a souligné l’importance d’orienter l’intégration de cette technologie vers trois secteurs clés : la santé, l’éducation et l’agriculture. Selon le Président Gnassingbé, ces domaines sont essentiels pour transformer le quotidien des Africains et répondre aux défis majeurs du continent.
« L’IA, offre des solutions innovantes et efficientes pour améliorer l’accès aux soins, renforcer la qualité de l’enseignement et moderniser les pratiques agricoles, contribuant ainsi à une croissance inclusive et durable. » a-t-il précisé.
Selon le Président togolais, l’Afrique doit impérativement développer ses propres technologies plutôt que de se contenter d’adopter celles créées ailleurs, afin de répondre de manière plus adaptée aux défis spécifiques auxquels elle est confrontée.
Un autre sujet crucial abordé lors de cette conférence a été la question du stockage des données. À l’heure actuelle, l’Afrique ne détient que 2 % de la capacité mondiale de stockage de données et dépend largement des infrastructures situées en dehors du continent.
Les statistiques actuelles révèlent que l’Afrique compte 179 centres de données, dont un quart est situé en Afrique du Sud. En comparaison, la Chine en possède 450, l’Europe en compte 1 200, et les États-Unis en comptent plus de 5 000.




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