Lorsqu’il évoque ses créations, l’enthousiasme l’ habite, et sa voix, à la fois ferme et habitée, sait convaincre par la justesse de son contenu comme par l’ardeur de son ton. Pour lui le ciel n’est plus une limite, même si le monde est confronté aux affres du changement climatique et c’est pourquoi l’on ne peut que lui souhaiter une réussite toujours plus éclatante.
Issu d’humbles commencements, il a su hisser le cinéma rwandais vers des sommets insoupçonnés, élevant cet art naissant au rang de vitrine nationale et de référence continentale.
Son parcours témoigne de la résilience d’un homme qui, affrontant mille embûches et autant de vents contraires, n’a jamais cédé au découragement ni consenti à l’abandon.
Bien au contraire, il a su transformer l’adversité en tremplin, le doute en énergie créatrice, et la solitude du pionnier en force tranquille. Ce labeur patient, opiniâtre, presque titanesque, trouve aujourd’hui sa récompense dans la reconnaissance qui lui est unanimement accordée.
Dès les premières années 2000, la presse internationale, telle celle de Boston et de la Nouvelle-Angleterre saluait déjà son génie, en le présentant comme l’incarnation du cinéma rwandais naissant. Depuis lors, il n’a cessé de confirmer cette intuition initiale : à travers ses films, ses festivals et ses initiatives de formation, il a non seulement bâti un panthéon pour les créateurs rwandais, mais aussi tracé la voie d’une cinématographie libre, audacieuse et profondément enracinée dans notre mémoire collective.
Il est en effet essentiel de reconnaître et de célébrer nos héros, car ce faisant, nous consolidons notre propre destin, nous affirmons notre identité, et nous progressons vers une véritable autonomie culturelle.
Son œuvre illustre à merveille cette philosophie des « solutions endogènes » : conçues sur le sol natal, nourries par nos histoires et nos sensibilités, mais capables de rayonner sur le monde entier.
A travers lui, le Rwanda ne se contente pas de survivre à son histoire : il la transcende, la sublime et l’offre, sous forme d’images et de récits, à l’humanité tout entière.
Eric Kabera, désigné comme un « jeune homme » ou un « sage », selon les voix qui vous nomment, une chose demeure : votre nom restera attaché à la renaissance d’un cinéma national et à l’élévation d’un peuple par la culture. Puisse le destin continuer à accompagner vos pas et à magnifier une œuvre qui a déjà inscrit votre empreinte dans le marbre de la mémoire collective.

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