Ces défaillances récurrentes traduisent un mépris persistant pour les règles élémentaires de déontologie et pour les devoirs inhérents aux postes qu’il a successivement occupés, illustrant une incapacité patente à conjuguer autorité et responsabilité dans l’exercice de fonctions exigeant rigueur et discernement.
Parallèlement, ce parcours met en lumière des limitations cognitives manifestes et une instabilité émotionnelle préoccupante, qui apparaissent comme des traits constants et systématiques dans sa manière d’agir et de décider. Loin d’être des incidents isolés, ces dysfonctionnements réitérés suggèrent une fragilité structurelle de jugement et une propension à l’irréflexion, compromettant durablement sa capacité à assumer des responsabilités de haute portée.
Constant Mutamba, après avoir prêté serment au barreau de Matadi en qualité d’avocat, a été frappé d’une radiation par l’Ordre national des avocats. Cette sanction faisait suite à des manquements graves à la déontologie professionnelle, traduits par une indélicatesse notoire, un manque de respect élémentaire envers les institutions du barreau et une installation irrégulière de son cabinet à Kinshasa, en violation manifeste des règles qui régissent sa juridiction d’origine, celle de Matadi.
Dans une manifestation d’audace excessive et d’orgueil démesuré, Mutamba refusa même de se conformer à la citation qui lui fut notifiée par le Secrétaire de l’Ordre, exécutant l’injonction du Bâtonnier, révélant ainsi un mépris éclatant pour l’autorité et les règles de la profession.
Nommé par l’ancien président Joseph Kabila au poste d’administrateur au conseil d’administration de l’ONATRA, Mutamba fut rapidement écarté pour complicité avérée avec un opérateur économique en litige avec la société, tentant de corrompre en vue d’obtenir un jugement frauduleux défavorable à l’institution publique. L’infraction se doubla de la transmission de pièces falsifiées à l’avocat de la partie adverse, acte révélateur d’une propension à l’instrumentalisation des fonctions publiques à des fins personnelles et d’un jugement moral profondément altéré.
Dans le cadre académique, Constant Mutamba, initialement recruté comme assistant du professeur Nehemie Mwilanya à l’Université protestante au Congo (UPC) puis promu Chef des Travaux, se vit suspendu et interdit d’enseignement pour avoir pratiqué le monnayage des notes attribuées aux étudiants, illustrant non seulement un mépris pour l’intégrité intellectuelle mais également une incapacité à se conformer aux standards élémentaires de probité et de responsabilité académique.
Ses déboires se prolongèrent dans le secteur minier : agréé mandataire en mines par le ministère compétent, son agrément fut purement et simplement annulé au terme de multiples violations répétées des dispositions du code minier, confirmant un pattern inquiétant d’inobservance des normes réglementaires et d’incapacité à exercer avec rigueur et discernement des responsabilités techniquement et légalement exigeantes.
Plus récemment, nommé Ministre d’État, Ministre de la Justice par le Président Félix Tshisekedi, Constant Mutamba se vit contraint de démissionner face à la convocation de la Cour de cassation dans le cadre d’une procédure pour détournement de deniers publics, mettant en lumière des fragilités éthiques et un comportement incompatible avec la haute fonction qu’il était censé exercer.
À la lumière de ces éléments, il est légitime de questionner la pertinence et la crédibilité de ceux qui prétendent à son innocence et envisagent de le porter au sommet de l’État en 2028, en le présentant comme une « victime éternelle ».

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