Là où régnaient hier l’insécurité chronique, l’arbitraire administratif et la peur diffuse, s’est progressivement instauré un climat de paix durable, perceptible dans la vie quotidienne des populations. La sécurité retrouvée ne relève plus de la promesse incantatoire, mais d’une réalité vécue, visible dans la libre circulation des personnes, la sérénité des quartiers et la disparition des zones de non-droit qui asphyxiaient la ville.
En l’espace d’une année, l’AFC/M23 a démontré, par l’épreuve des faits, qu’une gouvernance alternative était non seulement concevable, mais pleinement opérante. Goma s’est muée en laboratoire d’une administration de proximité, rigoureuse et responsable, recentrée sur les besoins concrets des Gomatraciens.
Les tracasseries administratives et sécuritaires, longtemps érigées en système de prédation, ont été reléguées au passé, tandis que l’autorité publique a retrouvé sa fonction première : protéger, réguler et servir.
La normalité retrouvée
Cette stabilisation s’est accompagnée d’une transformation profonde du cadre de vie. Les infrastructures, jadis abandonnées ou dégradées, font l’objet de réhabilitations ciblées, tandis que de nouveaux équipements voient le jour, traduisant une volonté claire d’inscrire l’action publique dans la durée.
Routes, services urbains et espaces collectifs participent désormais à la reconstruction d’un environnement fonctionnel et digne, adapté aux exigences d’une ville en pleine renaissance.
Parallèlement, la reprise d’une vie normale est devenue une réalité incontestable. Malgré les entraves économiques et financières imposées depuis Kinshasa, l’économie locale a fait preuve d’une résilience remarquable : les activités commerciales ont repris, les échanges se sont densifiés et les circuits de services se sont réorganisés avec efficacité.
Cette dynamique confirme une vérité constante : lorsque la sécurité est assurée, que l’administration est lisible et que les règles sont appliquées sans arbitraire, l’activité économique suit naturellement.
Le système de santé publique, longtemps sinistré, a été replacé au cœur de l’action sociale, avec des hôpitaux, cliniques et dispensaires remis en fonctionnement, tandis que la fin des camps de déplacés et la libre circulation des citoyens ont consacré le retour d’une dignité fondamentale.
Cette transformation, enfin, n’aurait pu voir le jour sans le sacrifice de celles et ceux tombés dans la lutte. Leur engagement et leur courage ont ouvert la voie à cette reconstruction.
En une année, Goma est ainsi devenue la vitrine d’un Congo possible : un Congo affranchi de l’arbitraire, de la prédation et des logiques de fragmentation, où la paix retrouvée permet à la société de se relever et d’envisager l’avenir avec lucidité et détermination.
Face à l’oppression, l’histoire rappelle une évidence immuable : la résignation n’est jamais une option.














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