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Croire ou ne pas croire

Redigé par Tite Gatabazi
Le 28 mars 2022 à 02:42

En matière de croyance, parfois on se fait de fausses idées sur les positions des autres, que ceux-ci se rattachent ou non à une religion.

Les êtres humains sont en désaccord entre eux sur la question de Dieu et de la transcendance.

Il est un peu difficile de définir « un croyant » et un « non croyant ». Et brosser par la même occasion le panorama de la religiosité.

Etymologiquement, être athée c’est être « sans dieu ».

L’athéisme est pourtant une croyance. Celle qu’il n’y a rien qui nous dépasse, ni Dieu, ni d’autres forces.

Tandis que l’agnostique est celui qui est sans croyance. Qui préfère l’incertitude quant à la position par rapport à Dieu : en effet, personne ne lui a prouvé que Dieu existe mais personne ne lui a non plus démontré le contraire.

A propos de l’existence d’un ordre supra-humain, beaucoup d’individu sont très dubitatifs et oscillent entre deux eaux. Les nuances vont jusqu’à l’athée convaincu et le non religieux.

Ceux qui ne prient pas et ceux qui n’assistent pas à un office religieux. 

Difficile donc de tracer une ligne de démarcation entre toutes ces nuances d’affiliation, de pratiques et/ou de croyances.

En matière de croyance, on retrouve ceux qui affirment ne pas croire en Dieu, des individus qui déclarent ne pas avoir d’opinion tranchée et d’autres plutôt sceptiques qui doutent juste de l’existence de Dieu.

On trouve dans la catégorie de ceux qui croient en Dieu, des individus qui lui accordent peu de place dans leur vie. En dépit de la croyance, ils sont quelques peu indifférents.

D’autres ne croient pas en Dieu mais sont séduit par les croyances alternatives dont les voyances, les guérisseurs etc…

Pendant que d’autres encore qu’on appelle les « antis cléricaux » exigent que la société soit organisée loin des institutions religieuses. On parle alors de la laïcité de l’Etat.

Et beaucoup de législations assurent la liberté de conscience et de croyance ainsi que le libre exercice de la religion.

L’orientation politique et le désir de rationalité scientifique seraient à la base de cet athéisme. Pour eux, la science fournit des outils pour comprendre et façonner le monde.

Et des sociologues de renoms affirment que la marche de la science conduit au désenchantement de la société.

Pendant longtemps en occident, sous influence de la religion catholique, l’athéisme était présenté comme un monstre dangereux.

Et tout au long de l’histoire, on a assisté à une transformation de la foi et de l’attachement aux institutions religieuses.

En atteste les sécessions au sein de l’église catholique qui s’est divisée en groupes disparates.

On s’est aperçu que lorsque la vie devient difficile ou qu’une catastrophe survient, la religion fournit un rempart de soutien psychologique.

On y trouve les justificatifs du malheur voire un sens à la vie. Il suffit d’observer les bouleversements géopolitiques et l’angoisse socio-économique liées à la mondialisation.

Oui, la ferveur religieuse apporte un réconfort moral. C’est une véritable thérapie.

Car une des fonctions majeures de la religion est d’apporter paix et sérénité face aux épreuves de la vie.

En effet, dans les nuits d’insomnie, dans les moments délicats de l’existence, on ressent ce besoin de dialoguer avec l’inconnu, avec les obscurités et les ombres, avec les énigmes de l’esprit.

Et on réalise son rapport à l’insaisissable, l’invisible. On peut s’enfermer vite dans la tristesse de ne pas obtenir une réponse satisfaisante. Ou alors y apprendre les vertus du silence qui se construit en nous.

Ce pourrait être le spiritualisme, cette philosophie selon laquelle l’homme se caractérise par l’âme, la liberté et la pensée. Et qui dépasse les seules limites de la croyance religieuse. 


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