Au cours du mois de décembre 2025, des dizaines de milliers de Congolais ont fui les violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et trouvé refuge au Burundi.
Le camp de Busuma, initialement conçu comme un centre de transit d’urgence, accueille aujourd’hui plus de 70 000 personnes et connaît une situation critique selon plusieurs organisations internationales.
Les réfugiés manquent d’abris adéquats et d’installations sanitaires suffisantes. Le faible nombre de latrines accroît le risque de maladies hydriques, tandis que le surpeuplement et l’accès limité à l’eau potable favorisent la propagation de maladies contagieuses.
Face à ces conditions, plusieurs réfugiés ont tenté de regagner de force la RDC malgré la fermeture des frontières, mais ont été arrêtés et reconduits de force dans les camps.
Le président burundais Évariste Ndayishimiye avait appelé, courant janvier 2026, la RDC à prendre ses responsabilités et à mobiliser ses partenaires internationaux, soulignant que le Burundi ne peut gérer seul cette crise.
Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), les services de santé à Busuma sont « gravement surchargés » : une seule clinique mobile assure entre 1.500 et 2.000 consultations par jour, principalement pour des cas de paludisme et de diarrhée aqueuse aiguë. Les mauvaises conditions d’hébergement, aggravées par le froid intense, rendent la situation particulièrement alarmante, tandis que l’accès à l’eau et à l’assainissement reste « extrêmement insuffisant ».
Toutefois, la crise provoquée par les combats de décembre 2025 dans le Sud-Kivu n’est pas uniquement humanitaire mais aussi sécuritaire.
Les régions burundaises proches de la frontière avec la RDC sont devenues, depuis, le théâtre de graves violations des droits humains liées à l’arrivée des FARDC et de leurs collaborateurs Wazalendo, FDLR, et Imbonerakure, qui avaient fui la ville d’Uvira lorsque celle-ci était passée sous contrôle de l’AFC/M23, peu avant l’annonce de son retrait.
Ces combattants auraient été regroupés dans des zones habitées, notamment à Muremera et sur la colline Rugano, dans la commune de Bukinanyana, au nord-ouest du pays. Depuis leur arrivée, la population locale dénonce un climat de terreur marqué par des pillages répétés des champs et des récoltes, des incursions violentes sur les marchés, ainsi que des violences sexuelles.














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