Ce double discours illustre une politique de l’autruche : l’illusion d’un espace de concertation est exhibée comme une vitrine de bonne gouvernance, alors que, dans les faits, toutes les marges de manœuvre sont neutralisées, toutes les voix critiques sont filtrées et toute forme d’opposition significative est marginalisée ou exclue d’emblée.
Sous couvert d’un dialogue « national », le pouvoir construit un simulacre de concertation, confisquant le débat politique et muselant la diversité des acteurs, tout en proclamant sa disposition à écouter et à inclure.
Un dialogue ainsi conçu est de facto impossible. Les conditions posées sont restrictives, les critères d’exclusion sont implicites mais rigoureusement appliqués et les institutions censées en assurer la médiation ne sont que des prolongements du pouvoir lui-même, incapable de se mettre en retrait pour garantir impartialité et transparence.
L’organisation de ce processus sur le territoire national, alors que de nombreux opposants vivent en exil pour des raisons de sécurité, compromet d’emblée la représentativité, la liberté de participation et la crédibilité même de l’initiative. Le prétendu dialogue n’est plus un mécanisme de résolution, mais un instrument de contrôle et d’auto-légitimation.
Il existe pourtant des espaces de compromis et des marges de manœuvre qui, s’ils étaient investis avec sérieux, pourraient offrir une sortie honorable au blocage actuel. L’écoute sincère des opposants, la médiation impartiale, la décrispation du climat politique et la véritable inclusion de toutes les forces nationales sont autant de conditions préalables à un dialogue capable d’instaurer confiance et stabilité.
Sans cette souplesse, le processus devient une caricature : un exercice formel destiné à masquer l’incapacité du pouvoir à résoudre ses contradictions et à gérer les crises de manière responsable.
En définitive, la politique du dialogue simulé, l’exclusion systématique des voix discordantes et le recours aux boucs émissaires pour justifier l’incompétence et les échecs du régime ne peuvent que précipiter la dérive du pouvoir.
Par son tribalismes, sa corruption, son autoritarisme et sa propension à masquer ses déficiences derrière des récits de culpabilisation externe, le pouvoir s’auto-isole et s’engage sur une trajectoire périlleuse.
Loin de consolider sa légitimité, il s’enfonce dans l’impasse et la nation, victime de cette gouvernance, en porte le prix le plus lourd.














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