Ces attaques, en violation flagrante des principes fondamentaux du Droit International Humanitaire, ont directement ciblé des populations civiles, amplifiant leur vulnérabilité et compromettant gravement leurs conditions de vie.
Les conséquences de ces violences sont lourdes et multidimensionnelles. Elles se traduisent par un nombre tragique de pertes en vies humaines, une multitude de blessés, ainsi que la destruction partielle ou totale d’habitations, d’établissements scolaires, de structures sanitaires et d’infrastructures communautaires essentielles.
Cette dévastation prive les populations des services de base indispensables et affaiblit les mécanismes locaux de résilience. Les capacités des structures de santé, déjà limitées avant les événements, se sont révélées insuffisantes face à l’afflux des blessés, privant de nombreux citoyens d’un accès rapide et adéquat aux soins et accroissant ainsi les risques de complications et de décès évitables.
Exode massif et mission d’enquête : vers la vérité et la redevabilité
L’affrontement armé survenu aux environs de la ville d’Uvira, en décembre 2025, a déclenché un exode massif et désorganisé des populations civiles vers le Burundi. Face à l’insécurité persistante, de nombreux ménages ont été contraints de fuir précipitamment leurs foyers afin de sauvegarder leur vie et leur intégrité physique.
Ces déplacements forcés, souvent effectués dans des conditions extrêmement précaires, ont entraîné la séparation des familles et la perte de biens essentiels et de moyens de subsistance, augmentant sensiblement le nombre des personnes déplacées internes et transfrontalières.
Entre le 5 et le 11 décembre 2025, près de 150 000 ressortissants congolais ont franchi la frontière burundaise, à pied, en pirogue ou par des voies secondaires, souvent dépourvus de bagages et de documents. Confrontées à cette détérioration dramatique de la situation sécuritaire, plusieurs organisations, à savoir la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), l’Action pour les Droits Humains (APDH), la Diaspora Plurielle Congolaise (DPC), le Collectif GAKONDO et la Mutualité ISOKO USA, ont conduit, entre le 1er et le 26 janvier 2026, une mission d’enquête pluridisciplinaire indépendante.
Cette initiative vise à évaluer la situation humanitaire et sanitaire des réfugiés congolais sur le territoire burundais, ainsi qu’à mesurer le respect de leurs droits fondamentaux.
Les données recueillies ont pour finalité de mettre à la disposition de l’opinion nationale et internationale des informations fiables et documentées, contribuant ainsi à la manifestation de la vérité, à la redevabilité et à l’amélioration des réponses humanitaires et de protection en faveur des communautés affectées.














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